Afrique-Sida : Le Rwanda accueillera début décembre la conférence ICASA 2019

Le Rwanda accueillera du 02 au 07 décembre prochain, la 20ème édition de la Conférence Internationale sur le SIDA et les Infections Sexuellement Transmissibles en Afrique (ICASA 2019), placée sous le thème : «Afrique sans Sida : Innovation, communauté et leadership politique».

Il s’agit d’une rencontre internationale majeure consacrée au fléau du Sida sur le continent africain. Elle est organisée par la Société Africaine Anti-Sida (SAA) avec l’appui du gouvernement du pays hôte, le Rwanda. La conférence est biennale et alternée entre les pays africains francophones et anglophones.

Le Rwanda a lancé depuis mars 2018, la phase préparatoire de l’ICASA 2019 qui devrait réunir au Kigali Convention Center, «plus de 10.000 participants, dont des représentants du gouvernement, des chercheurs et des représentants des secteurs universitaires et privés» et plus de 200 journalistes, a indiqué le Secrétaire d’Etat au ministère rwandais de la Santé, Patrick Ndimubanzi.

La conférence discutera des politiques à mettre en place et des stratégies qui seront utilisées par l’Afrique pour lutter contre la prévalence du VIH. Elle sera surtout l’occasion pour des chercheurs du monde entier de partager les dernières avancées scientifiques, d’apprendre de l’expertise des autres et d’élaborer des stratégies pour faire aboutir les efforts conjugués pour la prévention et le traitement du VIH/Sida d’ici 2030.

ICASA 2019 prendra aussi en compte les infections émergentes telles que l’hépatite et aussi l’Ebola qui affecte considérablement des régions en Africaines, apprend-t-on des promoteurs.

La SAA est fondée en 1989 par un groupe de scientifiques et activistes Africains. Elle est le résultat d’un plaidoyer formulé par des scientifiques Africains en 1988 demandant que la conférence ICASA soit désormais organisée par les Africains et sur le sol Africain. Une requête qui reçut le soutien du Docteur Peter Piot, à l’époque Directeur de l’Organisation Mondiale de la Santé.

Andreï Touabovitch

Partager