L’Iran tire plusieurs roquettes sur deux bases américaines en Irak

Au moins une douzaine de missiles balistiques iraniens se sont abattues cette nuit sur deux bases irakiennes où sont postés des soldats américains. 

Ces attaques ont été aussitôt revendiquées par l’Iran qui les présente comme une riposte à la frappe américaine qui a éliminé la semaine dernière, le général iranien Qassem Soleimani.

Dans un communiqué, le Pentagone a déclaré que les missiles ont été lancés d’Iran et ont visé au moins deux bases américaines à Al-Assad et Erbil. Ils visaient des militaires américains et des forces de la coalition en Irak. 

L’étendue des dégâts est en cours d’évaluation. Mais selon le Pentagone, les bases avaient été placées en état d’alerte, et les soldats se tenaient à couvert. 

Désireux apparemment de calmer le jeu, l’Iran a affirmé via sa télévision d’Etat qu’il s’en tiendrait là si les Etats-Unis ne ripostaient pas. Dans la foulée, le ministre iranien des Affaires étrangères, Javad Zarif a assuré qu’il s’agissait d’une «réponse proportionnée» et que son pays ne voulait pas «d’escalade ou la guerre». Le président américain Donald Trump doit s’exprimer ce mercredi matin à ce sujet.

Ces attaques interviennent dans un contexte d’escalade des tensions entre Washington et Téhéran après l’assassinat ciblé par les Etats-Unis du général iranien Qassem Soleimani, dont les funérailles se terminent à peine. 

Les Gardiens de la révolution iraniens, l’armée idéologique de la République islamique cités par la télévision iranienne, conseillent aux Etats-Unis de retirer leurs troupes de la région afin d’éviter le meurtre de soldats supplémentaires. Ils ont également promis de s’en prendre à Israël et aux alliés des Etats-Unis. 

Au moins 80 (personnels) militaires américains ont été tués dans l’attaque, a affirmé le site internet de la TV d’Etat iranien.

Ces attaques ont déjà provoqué, dès ce mercredi matin, une hausse des cours du pétrole de plus de 4,5% dans les échanges en Asie, en raison des craintes pour la production et les stocks de l’or noir.

Andreï Touabovitch

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