Washington plaide pour la levée de l’interdiction du poulet chloré en Europe

Le ministre américain de l’Agriculture, Sonny Perdue a demandé lundi, aux autorités européennes de revoir leur interdiction d’importer des Etats-Unis, du poulet chloré et du bœuf aux hormones. 

Cette question est particulièrement sensible au moment où les Etats-Unis et l’Union Européenne (UE) souhaitent réchauffer leurs relations commerciales. 

Pour rappel, en 2015, d’importantes manifestations ont eu lieu dans certains Etats-membres de l’UE, notamment l’Allemagne, l’Autriche et la France, pour s’opposer à ce que des aliments fabriqués suivant les standards sanitaires américains soient imposés aux consommateurs en Europe. 

Ce sujet a refait surface après que le président américain, Donald Trump, ait menacé d’imposer des taxes punitives sur les automobiles européennes au cas où le gouvernement américain et la Commission européenne ne progressent pas dans leurs négociations commerciales, ouvertes en juillet 2018, mais stagnent actuellement sur la question de l’agriculture.

A l’issue d’un entretien à Bruxelles, avec Phil Hogan Janusz Wojciechowski, respectivement commissaire européen au Commerce et à l’Agriculture, Sonny Perdue a jugé que les échanges commerciaux transatlantiques pourraient s’améliorer au cas où l’UE se montrait plus ouverte au conditionnement des volailles au dioxyde de chlore.

De cette façon, le Vieux continent pourrait permettre de combler le déficit commercial annuel américain sur les produits agricoles correspondant, qui aurait atteint, selon le ministre américain de l’Agriculture, de 10 à 12 milliards de dollars.

Dans le même ordre d’idées, ce responsable américain a plaidé pour l’importation du bœuf aux hormones, soutenant que les risques des deux produits pour la sécurité alimentaire étaient amplifiés ou n’ont pas été prouvés scientifiquement.

Andreï Touabovitch

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