Après avoir tenté de reprendre ses activités la semaine dernière, Amplats s’est rapidement retrouvée dans l’impasse. Ce, en raison de la poursuite du mouvement des grévistes.

Les menaces de licenciement du leader mondial du platine n’y ont rien changé : ses mineurs ne s’étaient pas encore rendus à leurs postes jusqu’à hier lundi. Une détermination confirmée par Siphamandla Makhanya, responsable de ce mouvement : « il n’y a personne qui retournera au travail, garantie 105 %, personne ne se prendra le quart de nuit aujourd’hui » (lundi). Il y a près de deux semaines, Amplats avait dû fermer ses 5 sites du Rustenburg (nord de l’Afrique du Sud) pour en garantir la sécurité. Finalement, la direction avait décidé de reprendre le cours normal des activités le 18 septembre dernier. Mais, une bonne partie de l’effectif n’avait pas répondu présent. Amplats a alors entamé une série de menaces de révocation : son premier ultimatum était fixé au 19 septembre, avant d’être repoussé au jeudi 20 puis au lundi 24 devant la résistance des mineurs. Ceux-ci exigent au minimum le même salaire que leurs collègues de Lonmin. En effet, les travailleurs de Marikana ont obtenu gain de cause après un bras de fer sanglant (46 morts) avec leur administration et leurs émoluments ont alors été augmentés de 11 à 22 %.

Les dirigeants d’Amplats ainsi que les représentants des grévistes pourraient se rencontrer aujourd’hui mardi. Quoi qu’il en soit, les récents et violents évènements dans le secteur minier sud-africain vont le marquer pendant encore très longtemps.

 
 

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