Les autorités burkinabè rejettent en bloc le dernier rapport de l’ONG HRW sur l’état des droits de l’homme au Burkina Faso

Le pouvoir de Transition au Burkina Faso a rejeté énergétiquement dans la soirée du dimanche 5 avril, le nouveau rapport publié le 2 avril dernier, par l’ONG Human Rights Watch (HRW) sur la «situation des Droits de l’Homme» entre 2023 et 2025 au Burkina Faso.

Dans son «rapport de 341 pages intitulé ‘Personne ne pourra s’échapper: Crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par tous les camps au Burkina Faso’», Human Rights Watch soutient que «l’Armée du Burkina Faso, avec ses milices alliées et un groupe armé lié à Al-Qaïda, ont tué plus de 1.800 civils et déplacé de force, des dizaines de milliers de personnes depuis 2023».

En réponse à ces accusations, le porte-parole du gouvernement burkinabè, Gilbert Ouédraogo a indiqué dans un communiqué au ton virulent, que le document de HRW est «un faux Rapport, un tissu de conjectures et d’allégations graves infondées dont cette ONG est coutumière».

Ouédraogo a rappelé dans ce sens, que la lutte contre le terrorisme dans le pays «constitue une priorité nationale absolue», assurant qu’elle est conduite dans le «strict respect des lois nationales ainsi que des engagements internationaux du Burkina Faso» en matière de Droits humains.

«En tout état de cause, le gouvernement du Faso se réserve le droit de prendre les mesures fermes qui siéent contre toutes les officines impérialistes déguisées en ONG qui nourrissent le dessein funeste de briser la dynamique souverainiste du Burkina Faso», ajoute le porte-parole Ouédraogo sur un ton menaçant.

«Le gouvernement n’est nullement surpris par les agissements de cette soi-disant ONG totalement déconnectée des réalités du terrain, et qui n’a ni bureau, ni représentation au Burkina Faso», a poursuivi Gilbert Ouédraogo, affirmant que cette ONG se contente «régulièrement de relayer des allégations d’individus choisis, recevant d’elle des subsides, pour lui offrir en contrepartie de quoi alimenter ses récits imaginaires et fantasmés».

Des «insuffisances méthodologiques ayant pour finalité de diaboliser les patriotes burkinabè et nos vaillantes Forces combattantes, de les faire passer aux yeux de l’opinion internationale, pour des prédateurs des Droits humains en vue d’assouvir les desseins funestes que nourrit l’impérialisme contre notre pays», ont par ailleurs relevé les autorités de Transition de ce pays sahélien dans le Rapport de l’ONG HRW.

Andreï Touabovitch