Mali-Attaques djihadistes : Réactions de sympathie de la Russie, de l’AES et des Nations Unies

Plusieurs pays et organisations internationales continuent de réagir vivement aux attaques armées complexes et coordonnées menées par des djihadistes hétéroclites dans la journée du samedi 25 avril, contre cinq villes du Mali.

Officiellement, les attaques du JNIM (Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin) et du FLA (Front de Libération de l’Azawad) ont coûté la vie au ministre malien de la Défense, Sadio Camara, 47 ans) et ont fait «16 blessés parmi les soldats et les civils».

La Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) regroupant le Mali, le Burkina et le Niger, a vivement «dénoncé un complot monstrueux soutenu par les ennemis de la libération du Sahel».

Suite à ces attaques, le gouvernement malien a annoncé dans un communiqué, avoir décrété «deux jours de deuil pour honorer la mémoire de l’officier Sadio Camara pour lequel la République malienne prévoit des funérailles nationales».

De son côté, le ministère russe des Affaires étrangères a condamné, dans la nuit du 25 au 26 avril, «des actions des terroristes qui représentent une menace directe contre la stabilité de l’Etat malien, ami de la Russie, et pourraient avoir des conséquences très négatives pour toute la région» ouest-africaine.

Pour sa part, le Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres a fermement dénoncé ces attaques et a exhorté de nouveau «à une réponse internationale coordonnée» aux menaces terroristes en Afrique occidentale.

Dans le même sillage, l’Union Africaine (UA) a prévenu «que les attaques de ce 25 avril risquent d’exposer les populations civiles à des dangers importants».

Dans un communiqué au ton osé et défiant, diffusé en fin de journée du 25 avril, le JNIM qui lutte depuis des années contre les militaires au pouvoir à Bamako, a proclamé une «victoire, estimant qu’elle est le fruit d’un travail acharné, d’une coordination avec ses partenaires et grâce à la participation active de nos frères du Front de libération de l’Azawad».

Ces terroristes ont par ailleurs clamé «assumer la responsabilité des attaques ayant visé le siège du Président malien, Assimi Goïta, le siège du ministre malien de la Défense, Sadio Camara, l’Aéroport international de Bamako et les sites militaires dans la ville de Kati», voisine de la capitale malienne.

Andreï Touabovitch