L’Assemblée législative du Peuple du Burkina Faso a fourni ce jeudi 7 mai dans un communiqué, des explications additives sur le «nouveau Code du travail» après l’avoir adopté la veille, à l’unanimité.
La nouvelle législation encadrant l’écosystème du travail dans ce pays sahélien, a pour socles «l’instauration d’un climat social apaisé et l’amélioration de la productivité», d’après la communication parlementaire.
Aux dires du ministre burkinabè des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, ce nouveau ‘Code du travail’ remplace celui de 2008, «et introduit des réformes structurantes pour le monde professionnel burkinabè».
Parmi les principales innovations de ce nouveau Code «figure la limitation des CDD (Contrats à durée déterminée) désormais renouvelables au maximum deux fois», a précisé le ministre Mathias Traoré.
La nouvelle législation du travail au Burkina Faso plafonne également «la durée des missions d’intérim à un an, renouvelable une seule fois, et encadre le télétravail en tenant compte des évolutions liées aux technologies numériques et aux nouvelles formes d’organisation du travail», précise le communiqué de l’Assemblée législative.
Par ailleurs, le nouveau Code du travail «réglemente l’emploi des travailleurs non nationaux non-résidents, désormais soumis à une autorisation préalable ainsi qu’à l’obtention d’un permis de travail» et relève «les indemnités en cas de licenciement abusif» de 18 à 24 mois de salaire pour «renforcer la protection des travailleurs».
Le Burkina Faso est dirigé depuis septembre 2022 par une «Révolution progressiste populaire» (RPP) fondée sur la disruption globale avec les précédentes pratiques politiques du pays en vigueur depuis 1987.
