L’AIE prévoit en 2026, une baisse de la demande mondiale de pétrole

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a livré ce mercredi 12 août, son «Rapport mensuel» sur le marché pétrolier mondial, relevant que la fermeture prolongée du détroit d’Ormuz «continue de peser sur le marché pétrolier mondial, entraînant une nouvelle révision à la baisse des prévisions de demande pour 2026».

Conjuguée à des prix élevés des carburants, cette fermeture «devrait faire reculer la demande mondiale de 1,6 million de barils par jour (mb/j) en 2026, soit 510.000 b/j de plus que prévu» le mois de juillet dernier, a annoncé l’AIE qui table toutefois «sur un rebond de 2,4 mb/j en 2027».

La reprise de l’offre pétrolière du Golfe amorcée en juin 2026 s’est inversée en juillet, «après la rupture de l’accord de cessez-le-feu entre l’Iran et les Etats-Unis», expliquent des experts de l’AIE, soulignant que «les cours ont bondi à un plus haut en deux mois, dans une fourchette exceptionnellement large de près de 40 dollars le baril».

Le prix du pétrole brut Brent s’échangeait ce 12 août autour de 92 dollars USD. «L’offre mondiale a progressé de 2,4 mb/j en juillet, restant toutefois inférieure à son niveau d’il y a un an, à 6,3 mb/j».

La reprise des hostilités fin juillet et début août 2026 au Moyen-Orient et des perturbations du trafic maritime ont «freiné le redressement, selon l’AIE, qui table sur un recul de l’offre de 4,3 mb/j en 2026, puis un rebond de 8,3 mb/j en 2027, à 110,3 mb/j».

L’AIE table désormais sur «un déficit de 1,8 mb/j sur le marché mondial au troisième trimestre 2026, plus du double de son estimation du mois dernier. Un retour à l’excédent est attendu d’ici fin 2026, mais les risques restent substantiels», a averti l’Agence.

La réouverture «rapide du détroit d’Ormuz est plus urgente que jamais» pour l’économie mondiale, insistent les spécialistes de cette Agence basée à Paris (France).

Andreï Touabovitch