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L’AES se dote d’outils pour raffermir sa coopération transfrontalière

Réunis à Ouagadougou (au Burkina Faso), les 3 pays de l’AES (Alliance des Etats du Sahel) ont validé ce 16 septembre 2026, au terme de 48H de travaux, «un traité relatif à la coopération transfrontalière» entre leurs Républiques.

Ce nouveau document supra-national engage «juridiquement les trois Etats à assurer une gestion concertée des zones frontalières et prévoit un dialogue régulier entre les autorités régionales afin d’apporter des réponses coordonnées aux défis sécuritaires, humanitaires et de développement auxquels sont confrontées les populations» des zones frontalières de ces 3 pays ouest-africains.

Selon le ministère burkinabè de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, via ce nouveau traité transfrontalier, le «Burkina Faso, le Mali et le Niger entendent consolider leur coopération (transfrontalière) et renforcer les mécanismes de coordination au bénéfice des populations vivant dans les zones frontalières». Emile Zerbo a fait observer en outre que ce traité traduit la «volonté commune des trois Etats de faire de leurs espaces frontaliers des pôles de sécurité et de prospérité, plutôt que des zones de vulnérabilité».

La zone du Liptako Gourma réunit les frontières du Niger, du Mali et du Burkina Faso, trois Etats du Sahel central qui ont jeté les bases de la création de l’AES en septembre 2023. Elle a été officiellement portée sur les fonts baptismaux en juillet 2024 à Niamey (Niger).

Andreï Touabovitch