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L’Egypte réaffirme sa position de principe autour de plusieurs différends africains à El Alamein

La nouvelle cité égyptienne d’El Alamein a abrité en même temps, du 2 au 4 octobre, la 1ère édition du «Forum Alamein-Afrique», un Sommet des Etats fondateurs de l’AUDA-NEPAD (Agence de développement de l’Union Africaine), et la 8è Réunion de coordination de mi-année de l’Union Africaine (UA) et des Communautés économiques régionales (CER). Deux grand-messes couronnées par l’adoption de plusieurs recommandations des Chefs d’Etat.

Dans le cadre de la tenue de travaux du sommet présidentiel africain, la diplomatie égyptienne y a réaffirmé des positions de principe du gouvernement égyptien au sujet de plusieurs différends en cours en Afrique.

Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi a ainsi défendu ce dimanche 4 octobre, «le rejet par l’Egypte des ingérences étrangères dans les affaires intérieures des pays africains», et a appelé au «respect de la souveraineté, de l’unité et de l’intégrité territoriale» des pays d’Afrique.

Le dirigeant égyptien a mis en exergue, à cette occasion, «l’importance de répondre aux problèmes transnationaux par la coopération et le dialogue, y compris la gestion et l’utilisation des ressources naturelles et des fleuves transfrontaliers en accord avec le droit international», allusion faite particulièrement au Nil bleu qui traverse onze pays africains avant de finir son parcours en Egypte.

«La coopération dans la gestion des fleuves transfrontaliers doit se baser sur les règles pertinentes du droit international, la consultation, la coordination, et les principes de bon voisinage et de non-préjudice», a insisté Abdel Fattah al-Sissi, en écho à la tenue du «Sommet consultatif d’Alamein» ayant réuni les dirigeants de l’Egypte, de l’Erythrée, du Soudan et de la Somalie.

L’UA a appelé le week-end écoulé l’Ethiopie, l’Erythrée et l’Egypte à observer «un maximum de retenue dans un contexte de tensions diplomatiques régionales croissantes».

Ce contexte conflictuel a vu l’Ethiopie fermer son Ambassade en Erythrée le 1er octobre 2026, et l’Ethiopie et l’Egypte ont expulsé réciproquement un diplomate dans chacune des Ambassades au Caire et à Addis-Abeba.

Andreï Touabovitch