Le président de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP), Idrissa Sow a exhorté en début de cette semaine à Dakar, les Etats africains à renforcer «leur coopération pour prévenir les drames de la migration irrégulière en s’attaquant à ses causes profondes que sont le chômage et les inégalités sociales».
Le diplomate Sow a lancé cet appel à la séance de clôture de la 89è session ordinaire de la CADHP tenue du 12 au 21 octobre à Dakar, en déplorant «les récents naufrages d’embarcations transportant des migrants sur les côtes gambiennes et djiboutiennes, et qui ont causé de nombreux décès et disparitions».
De telles illustrent aux yeux d’Idrissa Sow, «la persistance des risques auxquels s’exposent les personnes qui tentent de rejoindre d’autres pays à la recherche de meilleures conditions de vie».
«La pauvreté persistante, les inégalités de revenus, le chômage des jeunes, la précarité de l’emploi et les disparités entre les zones urbaines et rurales, notamment dans l’accès à l’éducation, à la santé et aux services sociaux de base, figurent parmi les facteurs favorisant les départs» des migrants, a résumé la CADHP dans la capitale sénégalaise.
La CADHP, par le truchement de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, invite les Etats parties à cet instrument «à accorder une attention prioritaire à cette question» de la migration irrégulière.
Une approche fondée sur la «coopération et la responsabilité partagée, ainsi que sur la lutte contre les causes structurelles de la migration irrégulière» sont priorisées par la CADHP. Le phénomène des migrations illicites touche toutes les 5 Communautés économiques régionales de l’Union Africaine.
