L’Allemagne met en place un minimum-vieillesse pour les retraites les plus modestes

Les autorités allemandes ont adopté un minimum-vieillesse au profit des 1,3 million de retraités allemands dont une majorité de femmes de l’Est du pays, qui touchent une faible pension. Dès 2021, ces pauvres retraités vont bénéficier d’une aide supplémentaire. 

A titre illustratif, la pension d’une coiffeuse ayant cotisé durant 40 ans à l’échelle du salaire minimum passera des 512 euros actuels, à 960 euros par mois. L’Etat allemand devra débourser 1,3 milliard d’euros par an pour mettre en œuvre cette réforme. L’Est du pays, plus précaire que l’Ouest, en sera la principale cible. 

D’après le ministre allemand du Travail, Hubertus Heil (SPD), cette mesure profitera «surtout aux femmes». Effectivement, elles constituent 70 % des personnes susceptibles de jouir du relèvement de la pension, entre autres dans le secteur des services peu payés à l’instar de la gastronomie.

C’est dans la douleur que cette réforme a été menée. Tout est parti du constat que certains retraités percevaient une pension moins importante que l’assistance sociale, bien que ceux-ci aient travaillé pendant des années. 

Initialement, la CDU – CSU souhaitait lier le relèvement de la pension au patrimoine total des retraités, ce à quoi le SPD s’opposait. Au final, cette mesure ne dépendra que du revenu.

Le retraité pourra jouir de ce supplément à condition d’avoir cotisé au moins 33 ans et de ne pas toucher une pension de plus de 1.250 euros  ou, pour les couples, de plus de 1.950 euros.

Andreï Touabovitch

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