palmyre-executionsL’OSDH (Observatoire Syrien des Droits de l’Homme) basé en Grande-Bretagne a affirmé hier dimanche que le groupe Etat islamique avait exécuté au moins 217 personnes, dont des civils, depuis qu’il s’est emparé il y a neuf jours d’une partie de la province syrienne de Homs qui inclut Palmyre.

Selon l’OSDH, 67 civils, dont 14 enfants et 12 femmes, auraient été exécutés à Soukhna Amiriya, aux environs de casernes d’officiers et à Palmyre. Par ailleurs, plus de 150 membres des forces armées et des milices du régime de Damas et d’autres accusés d’être des informateurs loyaux au régime ont été exécutés. Le directeur de l’OSDH Rami Abdel Rahman a précisé que certaines victimes avaient été tuées par balles, d’autres décapitées ou tuées avec des couteaux. L’ONG affirme également que 600 personnes, dont des forces armées, des militants pro-gouvernementaux et des civils accusés de liens avec le régime ont été faites prisonnières par l’Etat islamique au cours de son avancée. Ces déclarations de l’OSDH quelques heures après l’annonce par les médias officiels syriens d’un « massacre » commis par l’Etat islamique. Le bilan avancé alors était d’environ 400 morts, la plupart des femmes et des enfants.

Depuis jeudi, des rumeurs d’exécutions publiques massives avaient commencé à circuler. Les habitants contactés avaient déjà rapporté des exécutions, mais également des appels aux habitants à dénoncer les combattants loyalistes ainsi que les civils accusés de collaboration avec le régime. L’inquiétude est grande pour les 70 000 habitants que comptait Palmyre et les avant sa chute ainsi que les 50 000 déplacés qui y avaient trouvé. La bataille déclenchée le 13 mai pour la prise de la ville a fait près de 500 morts et poussé des milliers d’habitants à la fuite.

 

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