Ahmed Souab, ex-magistrat tunisien et figure respectée du Barreau de son pays dont l’état de santé s’est dégradé en détention, selon sa famille, a été remis en liberté ce lundi 23 février, après avoir vu sa peine de « cinq ans de prison » être réduite à 10 mois en appel.
Emu et poussant un grand coup de soulagement à sa libération, l’ancien magistrat Ahmed Souab (69 ans), a été accueilli à sa sortie de prison par ses proches au milieu de cris de joie et de youyous, selon plusieurs témoins sur place.
Incarcéré à la prison de Mornaguia (près de Tunis), le juriste Ahmed Souab a « retrouvé la liberté après s’être rendu au poste de la Garde nationale à Tebourba, à une trentaine de km à l’ouest de la capitale, pour des raisons administratives », a relaté un de ses proches parents.
L’annonce de l’élargissement de ce juriste critique du pouvoir de Kaïs Saied avait été faite par son entourage direct. « Il a été condamné (ce 23 février) à 10 mois de prison en appel, une peine qu’il a déjà purgée, et sera libéré aujourd’hui », avait notamment confié son avocate Hend Turki.
Ahmed Souab, très connu en Tunisie, avait été condamné fin octobre 2025 « à cinq ans de prison » après un procès tenu en moins de dix minutes. Il avait répondu à une dizaine de « chefs d’accusation liés à la législation anti-terroriste ou au décret présidentiel 54 sur les fausses informations ».
L’ex-magistrat Souab avait été arrêté le 21 avril 2025, après avoir critiqué, lors d’un rassemblement devant le Tribunal de première instance de Tunis, les conditions du procès mené contre une quarantaine de personnalités pour « complot contre la sûreté de l’Etat », et dont il était l’un des principaux avocats de la défense.
L’Opposition tunisienne, depuis juillet 2021, lutte contre une série de condamnations judiciaires de plusieurs de ses leaders réputés hyper critiques du pouvoir en place à Tunis.
