Mali : Une Brigade spéciale des mines pour tempérer l’exploitation illicite à l’échelle nationale

Le Secrétariat Général du Gouvernement de Transition au Mali annonce l’imminente création d’une BSM (Brigade spéciale des mines) «pour lutter contre l’exploitation clandestine des ressources minières du pays».

L’exécutif malien assure que la création de cette Brigade a été décidée en Conseil des ministres ce 11 mars.

Le Conseil a «adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de cette Brigade qui aura pour mission d’assurer la Police judiciaire des mines et de participer à l’application des mesures de protection et de sécurisation des sites d’orpaillage et des carrières», explique le Secrétariat Général du Gouvernement malien.

La BSM permettra en outre de renforcer les mécanismes existants de «contrôle et de répression face à la prolifération de l’exploitation minière illégale, marquée notamment par le trafic illicite de substances minérales, l’utilisation de produits chimiques prohibés, de graves atteintes à l’environnement ainsi que des risques sécuritaires dans certaines zones minières», a ajouté l’exécutif du Mali.

Le Mali, vaste pays sahélien producteur d’or en proie à divers différends communautaires et au terrorisme depuis 2012, fait d’une meilleure surveillance de ses sites miniers, une pierre angulaire de sa lutte acharnée contre le terrorisme sous Assimi Goïta.

En 2024, aux dires de chiffres officiels, la répression de l’Etat contre les mines illicites avait débouché sur «la fermeture de 61 sites d’orpaillage illégaux ainsi que la saisie de nombreux équipements, dont 286 pelleteuses et 63 véhicules».

Andreï Touabovitch