L’appel panafricain pressant de Diomaye Faye à la faveur du 10è «Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité»

La 10è édition du ‘Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité’ s’achève ce 21 avril au CICAD-Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio, près de Dakar, après 48H de débats placés sous le thème : «L’Afrique face aux défis de stabilité, d’intégration et de souveraineté : quelles solutions durables ?»

A l’ouverture de cette rencontre, le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye a lancé un appel pressant suggérant que «l’Afrique ne doit plus se contenter d’être le centre des convoitises entre grandes puissances ni de rivalités énergétiques et minières. Elle ne doit pas non plus rester spectatrice de la recomposition en cours des équilibres mondiaux. Nous devons en être des acteurs plus dynamiques et à part entière».

«La souveraineté, à cet âge du monde, n’est plus une revendication ; elle est une discipline », a-t-il déclaré formant «le vœu que cette édition 2026 de ce Forum soit celle de la maturité et du passage à l’acte. L’Afrique unie a les moyens de peser. Il lui appartient, ici à Dakar, d’en accepter la charge».

Depuis deux ans, le monde contemporain connaît de «profondes fractures commerciales entre grandes puissances» marquées par un retour du protectionnisme économique et un repli sur soi sans précédent. «Pendant ce temps, notre continent, loin d’être protégé, subit les effets de toutes ces crises et doit faire face, en plus, à des menaces plurielles telles que les conflits armés et le terrorisme, la criminalité transfrontalière organisée et la piraterie maritime», a ajouté le dirigeant sénégalais.

«Dix ans déjà que le rendez-vous de ce Forum de Dakar porte une exigence demeurée intacte. Que l’Afrique pense sa sécurité par elle-même, et n’en délègue plus la définition à d’autres », a souligné le président sénégalais, ajoutant que «le monde de 2026 défait ses équilibres et rappelle, à travers les conflits qui blessent les consciences, la persistance de la barbarie».

«Notre continent n’est ni protégé, ni résigné. Il lui revient désormais de gouverner ses ressources plutôt que d’en être seulement la source, de financer ses propres Forces plutôt que d’en attendre la garantie, d’investir dans sa jeunesse avant que d’autres ne s’en saisissent», a conclu le Président Faye.

Les Présidents de la Sierra Leone, Julius Maada Bio et de la Mauritanie, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, président en exercice de l’Union Africaine (UA) ainsi que plusieurs délégations étrangères et un grand nombre de dignitaires sénégalais ont pris part à l’ouverture de ce Forum devenu incontournable à l’échelle sécuritaire du continent africain.

Andreï Touabovitch