Cap-Vert: Vers un séquençage du virus et évacuation de trois cas suspects du bateau de croisière «MV Hondius» au port de Paria

L’évacuation de trois cas suspects à bord du bateau de croisière ‘MV Hondius’, foyer d’hantavirus, est «en cours depuis la matinée de ce 06 mai» au large du Cap-Vert, a rassuré l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui suit de très près le développement de cette affaire de santé publique de portée internationale.

Depuis le 3 mai dernier, le bateau de croisière «MV Hondius», battant pavillon néerlandais, mouille près du Port de Praia, la capitale cap-verdienne. La manœuvre de débarquement des trois cas suspects encore à bord vise à les conduire ensuite par ambulance à l’aéroport de la ville pour être évacués, a précisé Ann Lindstrand, représentante de l’OMS au Cap-Vert.

L’OMS tente depuis plusieurs jours de calmer l’opinion internationale sur le sujet en «supposant qu’un ou plusieurs premiers cas ont été infectés en dehors du navire par le virus et qu’il y a eu ensuite une transmission interhumaine», d’après des précisions sur les mutations du virus apportées par Maria Van Kerkhove responsable du Département de prévention et préparation aux épidémies et pandémies de l’OMS.

Il faut que des individus soient vraiment «très proches pour une contamination. Le risque pour le grand public est faible. Il ne s’agit pas d’un virus qui se propage comme la grippe ou la Covid-19. C’est très différent», a assuré le Département précité de l’OMS.

Après la contamination d’un Britannique au début du processus des infections dans le cadre de cette affaire sanitaire, l’OMS a confirmé ce le lundi 4 mai la «contamination d’une passagère néerlandaise de 69 ans, décédée le 26 avril dernier».

Selon d’amples précisions techniques de Mme Van Kerkhove, le variant du virus n’a pas encore été identifié. «Le séquençage est actuellement en cours chez les Sud-Africains et nous espérons obtenir un résultat prochainement. L’hypothèse de travail était celle d’un virus des Andes, le seul hantavirus connu pour lequel une transmission interhumaine limitée entre contacts a été documentée», a-t-elle complété.

Andreï Touabovitch