Le ministre tchadien des Infrastructures, du Désenclavement et de l’Entretien Routier, Amir Idriss Kourda a lancé ce lundi 4 mai, les travaux de construction de la route «Abéché-Amzoer-Iriba-Amdjarass».
L’exécutif tchadien chiffre à environ «354.443.356.363 Fcfa hors taxes» le coût d’exécution des travaux de cette voie stratégique qui s’étalent sur une période de 36 mois.
Dans les projections de l’exécutif tchadien, les provinces d’Ouaddaï, du Wadi Fira et de l’Ennedi Est «tireront des bénéfices immédiats de cette infrastructure routière à travers la facilitation de l’écoulement des produits agricoles, le renforcement de l’exploitation des ressources minières et la dynamisation du tourisme».
La modernisation de la voie «Abéché-Amzoer-Iriba-Amdjarass» contribuera en outre au désenclavement des localités prises en compte, à l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base, à la stimulation des échanges et au renforcement de l’unité nationale, a appuyé le ministre Amir Idriss Kourda.
Le financement de cette voie stratégique est aussi crucial aux yeux des actuels dirigeants du Tchad parce qu’elle relie le Tchad au Soudan, à la Libye et à l’Égypte. Cette voie-corridor, à terme, offrira donc l’occasion de relier le Tchad au Port égyptien de Safaga donnant sur la mer Rouge et aux Ports libyens de Benghazi et de Misrata (sur la Méditerranée).
Une artère qui deviendra ainsi incontournable dans les projections de désenclavement de l’économie tchadienne sous le premier mandat du Président Mahamat Idriss Deby Itno.
