CPI: Le Procureur britannique Karim Khan, suspendu, se défend face à des graves accusations internes

La CPI (Cour pénale internationale) a suspendu ce 08 juin son Procureur général, le Britannique Karim Khan (56 ans), dans l’attente «d’un vote de ses Etats membres sur son sort à l’issue d’une enquête» portant sur des «accusations de harcèlement sexuel» présumé exercé sur une collaboratrice.

En fonction à la CPI depuis 2021, l’avocat britannique Karim Khan est accusé d’avoir «eu des interactions sexuelles non-consenties avec une avocate travaillant dans son service». C’est la première fois qu’un Procureur de la CPI est sous le coup d’une suspension.

Une enquête interne a été menée sur cette inconduite présumée, et ses conclusions doivent être communiquées aux 125 Etats membres de la CPI, qui se «prononceront alors sur le sort de Karim Khan lors d’une session extraordinaire» dont la date n’a pas encore été fixée, a informé la direction de cette Cour internationale.

Karim Khan et son entourage rejettent frontalement ces accusations et la décision prise par le Bureau de la CPI de le suspendre. «Cette décision est illégale, inéquitable sur le plan procédural et non étayée par des preuves», soutiennent les proches de ce Procureur.

La CPI est depuis fin 2023 sous le feu de vives critiques des Administrations Trump et de Netanyahu, à cause d’une série de mandats d’arrêt qu’elle a émis à l’encontre de plusieurs responsables israéliens pour «crimes de guerre présumés» aux Proche et Moyen-Orient dans le cadre de la riposte permanente de Tsahal contre des attaques jihadistes.

La CPI est décriée globalement en Afrique à cause du choix des personnalités africaines poursuivies depuis sa création.

Andreï Touabovitch