Le pouvoir de Transition au Niger dévoile le bilan de la nouvelle attaque jihadiste contre l’Aéroport Diori Hamani de Niamey

Le pouvoir de Transition présidé par le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a dressé à la fin de la journée du jeudi 18 juin, le bilan global de la nouvelle attaque «jihadiste» ayant ciblé «l’Aéroport international Diori Hamani» tôt dans la matinée via des tirs nourris entendus dans la zone de ce site sensible.

Une attaque menée contre «l’aéroport de Niamey ainsi que des installations militaires situées à proximité a fait 13 morts, dont 11 membres des Forces de Défense et de Sécurité et deux civils», a informé le ministère nigérien de la Défense, précisant également que «22 assaillants ont été neutralisés et une vingtaine de suspects ont été interpellés ».

«Des opérations de ratissage se poursuivent dans la zone», a-t-il ajouté, précisant que les assaillants ont «tenté de s’introduire dans l’aérogare de l’Aéroport aux premières heures de la matinée », mais « les Forces de sécurité sont parvenues à empêcher leur progression et ont lancé une opération de riposte».

De violents tirs ont été entendus «pendant plus d’une heure dans le secteur de l’Aéroport international Diori Hamani», ont rapporté tôt dans la matinée du 18 juin, plusieurs habitants de Niamey.

Cette zone abrite, outre l’Aéroport international, «la Base aérienne 101 de l’Armée de l’air nigérienne» ainsi que des installations militaires liées à la Confédération AES (Etats du Sahel), regroupant le Mali, le Niger et le Faso.

Selon un autre communiqué distinct publié la veille, par l’Agence nationale de l’aviation civile du Niger, «l’Aéroport international de Niamey demeure opérationnel et les activités liées au trafic aérien se poursuivent normalement».

Pour rappel, le même aéroport avait déjà été visé par une attaque précédente dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026. Les Forces de défense et de sécurité nigériennes avaient alors annoncé «avoir neutralisé 20 assaillants et arrêté 11 autres», tout en promettant une suite à leur enquête ad hoc.
Par ailleurs, peu après cette nouvelle attaque djihadiste, la Commission de l’Union Africaine (UA) a condamné «l’attaque ayant visé une installation aéroportuaire à Niamey, la capitale du Niger».

Dans un communiqué publié jeudi en fin de journée, l’UA, par la voix du Président de sa Commission, Mahmoud Ali Youssouf, a «fermement condamné cette attaque terroriste», saluant «la réaction rapide des Forces de Défense et de Sécurité de ce pays d’Afrique de l’Ouest, dont l’intervention a permis de repousser l’attaque et de sécuriser les installations aéroportuaires».

L’UA a réaffirmé à cette occasion sa «solidarité avec le Niger dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, réitérant son engagement panafricain à soutenir les efforts visant à préserver la paix, la sécurité et la stabilité sur l’ensemble du continent».

La Commission de l’UA n’hésite pas à exprimer sa solidarité avec les pays du Sahel, après chaque attaque terroriste, même si les trois Etats de l’AES demeurent suspendus de l’organisation panafricaine depuis plusieurs années.

Andreï Touabovitch