Une affaire inhabituelle agite la scène politique camerounaise après la découverte d’un prétendu décret présidentiel portant nomination d’un vice-président de la République. Déposé début juin au siège de la Cameroon Radio Television (CRTV) à Yaoundé, le document, revêtu des sceaux officiels de la présidence et d’une signature attribuée au président Paul Biya, n’a toutefois jamais été diffusé par la télévision publique.
Révélée plusieurs semaines plus tard, cette affaire a alimenté de nombreuses spéculations. Certains observateurs évoquent une tentative de déstabilisation des institutions, tandis que d’autres s’interrogent sur l’origine d’un document dont la présentation semblait conforme aux actes officiels de la présidence.
Face à la polémique, le gouvernement a publié un communiqué rappelant que la diffusion des actes présidentiels est soumise à des procédures strictes. Il souligne qu’un décret d’une telle importance ne peut être transmis en dehors des circuits administratifs prévus.
L’auteur présumé du dépôt du document a été interpellé et placé à la disposition des autorités compétentes. Une enquête a été ouverte afin d’établir les circonstances de cette affaire et de déterminer si d’autres personnes pourraient être impliquées.
Selon une source proche du dossier, les premières investigations présentent le suspect comme un individu psychologiquement fragile et critique envers le régime. Les enquêteurs cherchent désormais à savoir s’il a agi de sa propre initiative ou s’il a été instrumentalisé dans une tentative de créer la confusion au sommet de l’État.
