La plateforme Sauvons la RDC, lancée autour de l’ancien président Joseph Kabila, se dit favorable à l’ouverture d’un dialogue national pour tenter de sortir de la crise politique, sécuritaire et institutionnelle que traverse le pays. Dans une déclaration publiée samedi, elle subordonne toutefois sa participation à plusieurs exigences, tout en rejetant un rôle central du président Félix Tshisekedi dans le processus.
Le mouvement plaide pour une médiation neutre et indépendante, soutenue par l’Union africaine et les Nations unies, et demande que les discussions se tiennent dans un pays tiers afin de garantir la sécurité et la participation de l’ensemble des acteurs politiques. Une position qui contraste avec celle de Félix Tshisekedi, favorable à l’organisation du dialogue sur le territoire congolais.
La plateforme réclame également des mesures de décrispation politique, notamment la libération des prisonniers politiques, le retour des exilés, la levée des restrictions visant certains partis d’opposition et la dissolution de la milice « Force du progrès ».
Pour Sauvons la RDC, le chef de l’État ne peut assurer la crédibilité du dialogue, estimant qu’il est lui-même un acteur de la crise et ne saurait en être à la fois le garant et l’arbitre.
Cette prise de position intervient dans un contexte de fortes tensions politiques, alors que Joseph Kabila, initiateur du mouvement, a récemment été condamné par la justice militaire. Les conditions posées par son camp illustrent les profondes divergences qui entourent les modalités d’un éventuel dialogue national, dont l’organisation reste encore incertaine.
