Echange d’accusations et de dénonciations entre le Tchad et le Soudan autour d’incursions et de représailles

L’Armée tchadienne a dénoncé, pour une énième fois, en fin de week-end écoulé, une «nouvelle violation de l’intégrité territoriale du pays après des bombardements aériens survenus dans la soirée du 20 août dans la province de l’Ennedi Est », à la frontière avec le Soudan.

L’état-major général des Armées du Tchad a précisé que les bombardements décriés, avaient été «signalés le 20 août vers 20H00 aux confins de la frontière tchado-soudanaise, notamment dans le département de Mourdi».

Face à cette «agression», les Armées du Tchad ont procédé à des «vérifications effectuées par des moyens aériens et terrestres ayant permis d’établir que des aéronefs et des drones, présentés comme appartenant aux Forces armées soudanaises et/ou à leurs soutiens», avaient poursuivi et bombardé une colonne de véhicules depuis le territoire soudanais, a précisé le pouvoir de N’Djamena.

Cette poursuite se serait prolongée «jusqu’à plus d’une centaine de kilomètres à l’intérieur du territoire tchadien», certifie pour sa part l’état-major général des Armées du Tchad, pays sahélien d’Afrique centrale.

La même source ne déplore aucune victime tchadienne au terme de cette incursion, mettant «fermement en garde les parties au conflit soudanais contre tout risque d’extension des hostilités au territoire tchadien». Un énième rappel réitéré par le pouvoir central tchadien depuis l’éclatement en 2023, de la guerre civile qui se poursuit encore au Soudan.

Pour rappel, des attaques de drones en provenance du Soudan, survenues en janvier et en mars 2026, avaient «causé la mort de soldats et de civils au Tchad», selon un bilan officiel, entraînant la fermeture par le Tchad de sa frontière avec son voisin soudanais.

Pour leur part, les officiels soudanais à Khartoum accusent sans détours, depuis des mois, N’Djamena de servir de béquilles aux rebelles armés des Forces de Soutien Rapide (FSR).

Andreï Touabovitch