Le réchauffement climatique «devrait dépasser la limite de 1,5°C fixée par l’Accord de Paris (de 2015) au cours des prochaines années», a alerté de nouveau ce 02 septembre un Rapport du PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement).
«Il n’y aura pas d’issue favorable si nous restons au-dessus de 1,5°C. Partout dans le monde, les vagues de chaleur extrême montrent déjà que les effets du changement climatique se feront sentir plus rapidement, frapperont plus fort et dureront plus longtemps, faisant davantage de victimes et provoquant des perturbations plus graves», a creusé Inger Andersen (Directrice exécutive du PNUE).
L’été 2026 a été marqué par des vagues de chaleur historique dans plusieurs pays européens, du Maghreb et du Machrek. Au sud du Sahara, des flots d’inondations inédites ont été recensés dans plusieurs pays côtiers et les vagues de chaleur au Sahel sont de plus en plus longues et déréglées.
«Même dans le scénario le plus optimiste, la hausse des températures atteindrait un pic de 1,8°C par rapport aux niveaux préindustriels», informe ce Rapport. Ces travaux de spécialistes mettent ainsi «en garde contre une intensification des phénomènes météorologiques extrêmes et une dégradation des écosystèmes, susceptibles de menacer la santé, la sécurité alimentaire, les infrastructures et les économies» sur toute la planète.
Il est encore possible de faire «baisser les températures et d’atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, en suivant une trajectoire de dépassement, pic et déclin qui permettrait de minimiser le pic de hausse des températures», conseillent des spécialistes du PNUE. En recommandant vivement «des réductions immédiates et soutenues des émissions de gaz à effet de serre» sur la planète Terre.
