Le Président burkinabè Ibrahim Traoré a inauguré ce 28 septembre à Ouagadougou (capitale) la raffinerie «RAFFINOR-BF» qui a «coûté onze milliards de FCFA (environ 19 millions de dollars)» officiellement, sur financement de la SONASP (Société nationale des substances précieuses) et de partenaires privés.
D’une capacité initiale de raffinage de «164 tonnes d’or par an», «RAFFINOR-BF» a été bâtie selon les normes internationales et «permettra de transformer l’or doré en lingots d’or fin d’une pureté de 99,9%», assure l’exécutif du Faso.
Ses installations originales comprennent une fonderie, un laboratoire d’analyse, un espace sécurisé de stockage et une unité de bijouterie. Le lancement de «RAFFINOR-BF» répond à une volonté des premiers responsables de la RPP (Révolution progressiste populaire) de renforcer la transformation locale de l’or, d’accroître la valeur ajoutée conservée au Burkina Faso et de structurer la commercialisation de la production aurifère burkinabè.
L’inauguration de «RAFFINOR-BF» témoigne de la volonté du Burkina Faso d’encadrer «ses secteurs stratégiques porteurs afin d’en faire le socle de la prospérité nationale. Notre sous-sol est riche et le peuple doit profiter pleinement de ses ressources. Nous nous donnerons les moyens de maîtriser l’industrie extractive et surtout d’en être une référence en Afrique», s’est engagé le Président Ibrahim Traoré.
Depuis 2009, l’or est devenu le «premier produit d’exportation» du Burkina Faso, devant le coton. Et la République du Faso figure dorénavant parmi les cinq plus grands producteurs d’or d’Afrique subsaharienne, avec en 2025, «15 mines industrielles et plusieurs autres exploitations semi-mécanisées en production ayant généré 94 tonnes d’or», selon le ministère burkinabè de l’Energie, des Mines et des Carrières.
Depuis mai 2026, le Gouvernement burkinabè a lancé un Fonds souverain minier nommé «Siniyan-Sigui» pour financer ses investissements structurants dans ce secteur porteur.
