L’organisation britannique «Publish What You Fund» a classé ce 05 novembre dans son indice biennal, le «portefeuille souverain de la BAD (Banque africaine de développement), pour la troisième fois consécutive, comme le plus transparent parmi les principales institutions de développement mondiales dans l’Indice de transparence de l’aide 2026».
‘Publish What You Fund’ précise que la principale Banque de développement du continent africain a obtenu «un score de 98,8 sur 100, se classant en tête des 33 institutions évaluées dans ce classement biennal». La Banque interaméricaine de développement et l’Association internationale de développement de la Banque mondiale «se partagent la deuxième place, avec un score de 97,1 sur 100 chacune», indique l’organisation britannique.
Ce classement international met en exergue la publication par la BAD «de données ouvertes de haute qualité, exhaustives et opportunes sur ses activités dans le secteur public et ses flux financiers».
Malgré d’importants changements au niveau de la direction, de la gestion et de l’orientation stratégique, le score de la Banque reste «inchangé par rapport à 2024, ce qui indique que ce classement résulte d’une pratique institutionnelle bien ancrée plutôt que d’une campagne ponctuelle» ou conjoncturelle, fa relevé Gary Forster, président-directeur général de ‘Publish What You Fund’.
«Il est particulièrement encourageant de voir la Banque innover et améliorer en permanence son site internet et ses tableaux de bord de données, rendant ainsi l’information plus accessible, utile et exploitable pour un large éventail de parties prenantes», a souligné Gary Forster, affirmant qu’il s’agit d’un investissement soutenu dans la transparence et qui constitue «un exemple important pour les autres institutions de développement».
La BAD a conservé le même score de 2024, en «s’appuyant sur ses premières places obtenues en 2022 et 2024, ce qui reflète une transparence intégrée à ses systèmes opérationnels plutôt qu’un effort ponctuel. Sur la même période, le score moyen des organisations évaluées lors des deux éditions a légèrement baissé, passant de 62,7 à 62,1 sur 100», s’est félicité pour sa part, le PDG du Groupe de la BAD, le Mauritanien Sidi Ould Tah.
