L’Inde ne signera pas le bon de commande pour l’acquisition de l’avion de chasse français «Rafale» qui était pourtant, prévu pour cette année 2018,  rapporte le journal « La Tribune » citant des sources concordantes indiennes et françaises.

Il semble que les autorités indiennes préfèrent laisser passer les élections de 2019, avant de signer une nouvelle commande pour les avions de chasse du groupe français Dassault Aviation.

Selon les sources de La Tribune, la raison de ce report réside dans la polémique suscitée par l’achat de 36 Rafale en 2016. Le Parti du Congrès, principale force de l’opposition indienne, présidé par Sonia Ghandi, avait accusé le gouvernement «d’avoir choisi dans l’urgence, la voie d’un accord de gouvernement à gouvernement peu favorable aux finances publiques et sans obtenir de transferts de technologies».

Le gouvernement indien du Premier ministre Narendra Modi, leader du BJP (Bharatiya Janata party), souhaiterait ainsi éviter de relancer ce débat houleux à l’approche des élections.

Pour espérer finaliser cette vente après les élections de 2019, Dassault Aviation devra assurer à l’Inde que le Rafale sera «Make In India», du nom du programme gouvernemental visant à favoriser l’industrie indienne.

A cette fin, le Gifas, le Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales, a prévu de dépêcher entre le 16 et le 19 avril prochain en Inde, une délégation française composée de six maîtres d’œuvre et de 54 sous-traitants, fournisseurs, Petites et Moyennes Entreprises et équipementiers.

Cette délégation doit se rendre à New Delhi, Bangalore, Mumbai et Hyderabad pour préparer le terrain à la vente de 100 à 200 avions Rafale, ainsi que de 111 hélicoptères Panther d’Airbus, de pièces d’artillerie et de trois sous-marins Scorpène.

 

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