missile-navireLes autorités sud-coréennes ont annoncé qu’un de leurs navires militaires avait dû effectuer ce lundi, des tirs de sommation pour chasser un patrouilleur nord-coréen qui était entré illégalement dans les eaux maritimes de la Corée du Sud.

Citant des responsables gouvernementaux, l’agence Yonhap a rapporté que cinq coups de semonce ont été tirés pour contraindre le bateau de la marine de Pyongyang à refranchir la « Ligne de limite Nord », qui définit, de facto, en mer Jaune, la frontière maritime entre les deux Corées.

Loin d’être une première, cet incident intervient dans un contexte de tension particulier. Hier dimanche, les autorités nord-coréennes ont procédé au lancement d’une fusée. Selon les analystes, ce tir devrait permettre aux ingénieurs militaires nord-coréens de tester des technologies nécessaires à la fabrication d’un missile balistique susceptible de frapper, un jour, des cibles lointaines et notamment le territoire américain.

De son côté, la Corée du Nord affirme que son « Kwangmyongsong-4 » mis en orbite, n’est qu’un satellite conventionnel d’observation de la terre. Les experts traquaient ce lundi les mouvements dans l’espace, de l’objet mis en orbite hier par la fusée de Pyongyang mais ne sont parvenus à capter aucune transmission de l’appareil. Ce dernier ne ferait en plus que 200 kilos, ce qui représente un poids étonnamment faible pour un satellite censé emporter assez de carburant pour rester dans l’espace pendant au moins cinq années.

Tous ces éléments constituent autant d’éléments à charge contre la version avancée par Pyongyang. En plus de raviver la tension entre les deux Corées, le tir de fusée de dimanche montre l’influence décroissante de Pékin sur Pyongyang. Agacé de ces gestes de provocation, Pékin n’a pu que « regretter » le tir de fusée de la Corée du Nord.

 

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