Le Burundi a officiellement présenté, lundi 2 mars, la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies. L’ancien président du Sénégal ambitionne de succéder à António Guterres, dont le mandat s’achève le 31 décembre prochain. Le futur chef de l’ONU doit entrer en fonction le 1er janvier 2027.
Macky Sall rejoint pour l’instant deux autres personnalités déjà citées : l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet et l’Argentin Rafael Grossi, directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). L’Amérique latine revendique cette année l’obtention du poste, tandis que plusieurs États membres plaident pour qu’une femme dirige pour la première fois l’organisation.
Dans ce contexte, la candidature de Macky Sall ne répond ni au critère régional ni à l’aspiration à une direction féminine. Ses soutiens estiment toutefois que son profil pourrait convenir dans un climat géopolitique marqué par les tensions. Le choix final dépendra du Conseil de sécurité des Nations unies, où les cinq membres permanents disposent d’un droit de veto déterminant.
Ses partisans mettent en avant ses relations équilibrées avec les grandes puissances et son positionnement jugé pragmatique sur plusieurs dossiers internationaux. Ils soulignent également la configuration actuelle du Conseil, qui compte plusieurs membres africains et des pays proches de l’Organisation de la coopération islamique.
Prochaine étape pour l’ancien chef d’État : obtenir le soutien formel de l’Union africaine afin de consolider une candidature présentée comme celle du consensus dans un système multilatéral profondément fragmenté.
