Le Sénégal durcit sa législation contre les pratiques homosexuelles

Comme annoncé par le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko plusieurs jours plus tôt, l’Assemblée nationale sénégalaise a voté ce mercredi 11 mars, une loi «doublant les peines réprimant les relations homosexuelles punies désormais de cinq à dix ans de prison».

La nouvelle législation votée par les députés du PASTEF (parti au pouvoir depuis mars 2024 majoritaire au Parlement) «prévoit également des sanctions pénales» contre la promotion de l’homosexualité au Sénégal. «La peine maximale sera prononcée si l’acte a été commis avec un mineur», détaille le nouveau texte de loi.

La nouvelle disposition législative prévoit aussi des «amendes pouvant aller de 2 à 10 millions de francs CFA (3.048 à 15.244 euros), contre 100.000 à 1.500.000 de francs CFA (152 à 2.286 euros) auparavant». En revanche, dans le nouveau texte de loi voté, le législateur punit «toute personne qui se lancerait dans la dénonciation abusive faite de mauvaise foi de supposés homosexuels».

Le Sénégal est un pays majoritairement musulman (sunnite). Il est secoué de nouveau, depuis plusieurs semaines, par un feuilleton autour de la question de l’homosexualité mêlant plusieurs personnalités de premier plan dont certaines sont en détention. Ce nouvel arsenal juridique doit être promulgué par le Président Bassirou Diomaye Faye.

Andreï Touabovitch