Le gouvernement sud-africain ne gobe pas les critiques du nouvel ambassadeur des USA à Pretoria

Le ministère sud-africain des Relations internationales et de la Coopération a convoqué officiellement ce mercredi 11 mars, l’ambassadeur des Etats-Unis à Pretoria, Leo Brent Bozell III, suite à une série de ses «remarques incendiaires ayant considérablement tendu les relations bilatérales» entre les deux Etats.

Le ministre sud-africain des Relations internationales et de la Coopération, Ronald Lamola a confié à la presse locale, que «M. Bozell avait été convoqué pour s’expliquer sur des remarques non-diplomatiques qui ignoraient les protocoles établis et la souveraineté judiciaire» du pays hôte.

«Bien que l’Afrique du Sud soit favorable à une diplomatie publique active, les envoyés étrangers doivent respecter la souveraineté du pays», a tenu à préciser le diplomate Lamola.

Lors d’une réunion tenu le mardi 10 mars, dans la province du Cap-Occidental (en Afrique du Sud), le diplomate Bozell avait «accusé le gouvernement sud-africain, dirigé par le Congrès national africain (au pouvoir depuis avril 1994), de pratiquer une discrimination raciale à l’encontre des Blancs».

Leo Brent Bozell III ne s’est pas non plus, privé de «critiquer la participation de l’Afrique du Sud au mécanisme des BRICS, sa plainte contre Israël devant la Cour internationale de Justice et ses relations amicales avec l’Iran», ont rapporté et déploré les Affaires étrangères sud-africaines.

A la suite de cette sortie de l’ambassadeur Bozell, de vives critiques ont émergé en Afrique du Sud. Les Combattants pour la liberté économique (Economic Freedom Fighters, opposition) ont appelé le gouvernement à «déclarer M. Bozell persona non grata et à l’expulser».
En mars 2025, le président américain, Donald Trump avait nommé l’activiste conservateur L. B. Bozell, également un critique de longue date, du Congrès national africain, au poste d’ambassadeur des Etats-Unis en Afrique du Sud, un poste qu’il avait rejoint en février 2026.

Andreï Touabovitch