Le Kenya souhaite protéger autrement ses nationaux engagés dans la guerre russo-ukrainienne

Le chef de la diplomatie kényane et du Cabinet présidentiel, Musalia Mudavadi a fait état ce 16 mars à Moscou (Russie) d’une nouvelle donne dans l’enrôlement illégal des Kényans sur les fronts de la guerre russo-ukrainienne.

Selon les mots du ministre Musalia Mudavadi, la Russie a accepté «d’arrêter de recruter des ressortissants kényans pour combattre en Ukraine», un phénomène qui touche de nombreux pays d’Afrique depuis février 2022 et qui a été dénoncé dans divers Rapports étatiques.

«Nous avons désormais convenu que les Kényans ne doivent plus être enrôlés», a confié le diplomate Mudavadi à l’issue d’un entretien avec son homologue russe, Sergueï Lavrov. «C’est un incident et les relations entre le Kenya et la Russie sont bien plus vastes que cela», a toutefois nuancé le dirigeant kényan.

«Via le ministère de la Défense, toutes ces questions peuvent être discutées et résolues», a concédé pour sa part S. Lavrov. Il a assuré dans la foulée que «les soldats kényans incriminés sont des volontaires pour combattre et que leur participation respecte pleinement la législation russe. Face à la préoccupation de nos amis kényans», Segueï Lavrov a confié ce 16 mars avoir convenu avec son homologue kényan «de faire remonter au ministère russe de la Défense toute demande de Nairobi relative à des ressortissants kényans combattant dans l’Armée russe».

Les Services de renseignement kényans estiment «que plus de 1.000 de leurs ressortissants ont été envoyés sous uniforme russe sur le front en Ukraine». Malheureusement, seule une «trentaine d’entre eux ont été rapatriés» au Kenya, et beaucoup sont considérés comme morts, selon des sources officielles.

Andreï Touabovitch