L’UE défend la portée de son appui logistique porté au Ghana pour consolider sa lutte anti-terroriste

Kaja Kallas (Haute représentante pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité et Vice-présidente de la Commission européenne) a vanté ce 25 mars le sens et la portée de son accord conclu la veille avec le Ghana. Ce fut à la faveur de la signature de «l’Accord de partenariat en matière de sécurité et de défense entre l’UE et le Ghana (à Accra)».

L’Accord de ce 24 mars a été conclu entre Kaja Kallas et la Vice-présidente ghanéenne, Jane Naana Opoku-Agyemang. En vertu de cet Accord, «l’UE s’engage à fournir du matériel militaire comme des drones, des véhicules et des motos, afin de renforcer les opérations de sécurité du Ghana» contre le terrorisme régional.

«Nous avons fourni des drones, mais aussi des systèmes anti-drones. L’aide inclut des motos, des véhicules et des outils de lutte contre la guerre électronique. Les autorités ghanéennes nous ont expliqué qu’elles avaient besoin de protéger leurs frontières, de savoir ce qui arrive», a expliqué la diplomate Kaja Kallas.

L’Europe et l’Afrique de l’Ouest partagent «des préoccupations croissantes liées au terrorisme, à la cybersécurité et aux menaces hybrides. Nous pouvons certainement travailler ensemble pour lutter contre le terrorisme, renforcer la cybersécurité et traiter des questions qui concernent nos citoyens respectifs», a davantage éclairé le visage de la diplomatie européenne dans le monde.

«Nous soutenons également une approche plus large en matière d’économie, car il est important de traiter les causes profondes de l’instabilité, souvent liées à l’économie», a également éclairé. En faisant implicitement allusion au «Global Gateway», principal véhicule d’investissement de l’UE en Afrique.

Le Ghana comme plusieurs pays ouest-africains de la côte sont confrontés, depuis années, au phénomène du terrorisme qui provient des Etats du Sahel central.

Andreï Touabovitch