L’explosion hier dimanche dans un dépôt de munitions appartenant à un groupe afflié à Al-Qaïda, à Samada, dans la province d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, a causé la mort d’au moins 39 personnes, dont 21 femmes et enfants.

Selon l’OSDH (Obseravtoire Syrien des Droits de l’Homme), le dépôt se trouvait au rez-de-chaussée d’un immeuble résidentiel, qui a été complètement détruit par l’explosion ainsi qu’un second immeuble mitoyen.

Beaucoup de personnes ont été ensevelies dans les décombres des deux immeubles et le bilan pourrait s’alourdir encore, de nombreux blessés se trouvant dans un état critique et plusieurs personnes étant encore bloquées sous les décombres.

Les Casques blancs, des secouristes qui opèrent dans les zones rebelles, ont réussi à retirer cinq survivants des décombres. La plupart des victimes étaient des membres de familles de combattants du Hayat Tahrir al-Cham (HTS), un groupe djihadiste formé par l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda, qui contrôlent la majorité de la province d’Idleb.

Le dépôt appartenait à un trafiquant d’armes travaillant pour HTS. Les causes de l’explosion n’étaient pas connues dans l’immédiat.

La ville de Samada est située dans une région contrôlée par des groupes djihadistes et des factions rebelles dans le nord de la Syrie, près de la frontière turque.

La province d’Idleb, tombée aux mains de l’opposition en 2015 et totalement encerclée par des territoires acquis au régime, est l’une des dernières provinces de la Syrie à échapper encore au contrôle du régime de Bachar al-Assad, qui a averti que la reconquête de ce secteur était l’un de ses objectifs.

 

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