Encore des faits et gestes d’extrémisme violent signalés dans le Nord du Bénin

Plusieurs médias du Bénin ont rapporté ce mercredi 14 janvier, de nouvelles scènes de violences dans le Nord de ce pays meurtri depuis 2021 par une litanie des attaques terroristes.

Le Commissariat de Gnèmasson dans le Département de l’Atacora au Nord-ouest du Bénin, a été « partiellement incendié ce 14 janvier par des individus armés non identifiés », ont relaté plusieurs médias béninois, ajoutant que « les motos placées à la fourrière ont été entièrement brûlées, tandis que le bâtiment du Commissariat a été très endommagé ».
Depuis 2021, le gouvernement du Bénin ne se prononce pas systématiquement sur tous les faits et gestes étiquetés comme relevant de l’extrémisme violent. C’est le cas des actes de ce 14 janvier 2026.

Un important dispositif de sécurité a été mis en place à la suite de l’attaque d’hier mercredi. Des éléments de la Police républicaine et des Forces armées béninoises, appuyés par des blindés militaires, ont été « déployés dans la zone afin de sécuriser les lieux et rassurer la population locale », ont rapporté plusieurs autres témoins sur place. Le calme est désormais revenu à Gnèmasson où les Forces de sécurité maintiennent une étroite surveillance, rapportent d’autres sources locales.

Des pays de la côte Ouest-africaine comme la Côte d’Ivoire, le Togo, le Bénin sont touchés à des intervalles réguliers par des actes liés à l’extrémisme violent ou au terrorisme depuis mars 2016.

Par ailleurs, les Forces armées du Bénin traquent depuis décembre 2025, les auteurs présumés d’une tentative de putsch contre le régime de l’actuel président, Patrice Talon, intervenu durant le premier week-end de décembre 2025.

Andreï Touabovitch