Colombie : déplacement de plus de 2.000 personnes dans l’ouest du pays et l’interpellation d’un ancien chef paramilitaire 

Plus de 2.000 personnes ont été déplacées de leurs foyers dans une zone rurale du département du Chocó (ouest), à la frontière avec le Panama, en raison de la présence et des actions du « Clan del Golfo », principale bande criminelle issue de la démobilisation en 2006 des groupes d’extrême-droite.

Citant un communiqué du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), publié la veille, les victimes, originaires de 19 communautés indigènes et afro-colombiennes, sont réfugiées à Pie de Pató, relevant de la municipalité d’Alto Baudó, et dans les villages d’Apartadó et de Catrú Central.

Le nombre de déplacés recensés par l’OCHA depuis le 18 novembre s’est élevé à 2.160 personnes issues de 448 familles. Ces déplacements sont dus aux activités criminelles auxquelles se livre le « Clan del Golfo ».

Sur un autre registre, la presse se fait l’écho de l’interpellation d’un ancien chef paramilitaire accusé d’avoir pris part aux massacres de plus de 400 personnes.

L’ancien commandant du bloc nord des groupes dissous d’Autodéfenses unies de Colombie (AUC), John Jairo Esquivel, dit « El Tigre » (Le Tigre), été arrêté à Maicao, une municipalité du département caribéen de La Guajira (nord), après plusieurs mois de recherches et d’investigations menées par les services de renseignement.

L’ex-chef paramilitaire est accusé d’avoir ordonné et pris part, entre 2000 et 2006, aux massacres de plus de 400 personnes dont des agents du Parquet général, outre des enlèvements.

En 2006, les AUC ont démobilisé quelque 31.000 combattants dans le cadre d’un accord signé avec le gouvernement de l’ancien président de droite, Alvaro Uribe.

 

Andreï Touabovitch