ONU : projet de résolution sino-russe pour un allègement des sanctions contre la Corée du Nord

La Russie et la Chine ont transmis hier lundi au Conseil de sécurité des Nations unies, un projet de résolution comportant une proposition «d’ajuster les sanctions contre la Corée du Nord » sous condition que ce pays s’engage dans le même temps dans une dénucléarisation de la péninsule coréenne. 

Selon l’agence de presse Reuters, la proposition sino-russe vise à supprimer les mesures coercitives affectant les exportations nord-coréennes de statues, de fruits de mer et de textile. 

La Russie et la Chine, tous deux membres permanents du Conseil de Sécurité, appellent aussi à lever des restrictions  sur l’utilisation des travailleurs nord-coréens à l’étranger et à retirer la demande de rapatriement de tous les travailleurs nord-coréens jusqu’au 22 décembre. 

Le texte sino-russe demande également la levée des sanctions contre tous les projets de coopération routiers et ferroviaires entre la Corée du Nord et la Corée du Sud. Le texte est accompagné de trois pages d’annexes listant des produits qui ne devraient plus être concernés par des sanctions de l’ONU contre Pyongyang. 

Intervenant moins d’une semaine après que les Etats-Unis aient convoqué le Conseil de sécurité de l’ONU afin de discuter des récents lancements de missiles par Pyongyang et les éventuelles futures provocations, le projet de résolution sino-russe a surpris plusieurs missions diplomatiques. Selon des diplomates, aucune échéance pour une mise au vote n’a encore été avancée. 

Le projet de résolution intervient aussi au moment où les discussions entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, relancées de manière spectaculaire en 2018, sont dans l’impasse depuis l’échec en février d’un somme entre le président américain Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong-un. 

Les Etats-Unis exigent que la Corée du Nord renonce d’emblée à tout son arsenal atomique, alors que cette dernière réclame une levée rapide d’au moins une partie des sanctions internationales qui étranglent son économie. 

Andreï Touabovitch

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