Le président sud-africain projette une fermeté radicale face à la persistance des crimes liés aux bandes armées

Le président sud-africain Cyril Matamela Ramaphosa a annoncé ce week-end, de faire preuve d’une fermeté radicale face au phénomène inquiétant des « crimes persistants liés aux bandes armées » dans le pays.

Cyril Ramaphosa a ouvertement confié que son gouvernement « envisage de déployer l’Armée dans les foyers de la violence des gangs pour lutter contre les crimes persistants liés aux bandes armées » en Afrique du Sud qui est actuellement l’un des Etats les plus ravagés par la criminalité sur la planète.

« La violence des gangs est l’un des défis auxquels nous sommes confrontés. Elle occupe une place prépondérante dans nos esprits », a affirmé Cyril Ramaphosa. Une hausse des « incidents mortels en lien avec les gangs dans différentes parties du pays » préoccupe en effet, depuis plusieurs semaines analystes et populations sud-africaines.

« Un appel a été passé pour déployer l’Armée », a clairement affirmé Cyril Ramaphosa à la sortie de la Lekgotla (réunion politique ou gouvernementale majeure) du Comité exécutif national de l’ANC (Congrès national africain, au pouvoir depuis avril 1994), le week-end écoulé.

« Toute décision de déploiement nécessite une réflexion approfondie », a rajouté le Chef de l’Etat sud-africain, soulignant « le besoin d’adopter une approche équilibrée pour répondre à cette crise » d’insécurité.

Le week-end des 17 et 18 janvier derniers, « au moins 26 personnes ont été tuées lors d’une série de violences liées aux gangs dans les banlieues des Cape Flats, dans la ville du Cap et dans la province du Cap occidental, à travers une fusillade à Marikana dans le quartier de Philippi-Est, faisant huit morts », ont rapporté des sources officielles.

D’après des statistiques de la Police sud-africaine, « 2.104 meurtres ont été signalés dans les Cape Flats au cours des neuf premiers mois de l’année 2025 », un chiffre qui fait froid dans le dos.

Andreï Touabovitch