La Côte d’Ivoire inaugure à Laâyoune son consulat général 

La République de Côte d’Ivoire est le cinquième pays africain à ouvrir  officiellement ce mardi, un consulat général à Laâyoune, une des grandes villes du Sahara Marocain.

Le nouveau consulat a été inauguré par le ministre ivoirien de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur, Ally Coulibaly en compagnie de son homologue  marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

La côte d’Ivoire qui disposait déjà d’un consulat honoraire dans la province de Lâayoune, a ainsi emboîté le pas à l’Union des Comores, au Gabon, à Sao Tomé-et-Principe et à la République centrafricaine pour établir un consulat général dans cette ville, alors que la Gambie, et la Guinée-Conakry ont préféré installer leurs représentations diplomatiques dans l’autre grande province saharienne, Dakhla.

Un huitième pays africain, le Burkina Faso s’apprête lui aussi à ouvrir son propre consulat général à Dakhla, pour assurer «une meilleure protection des intérêts du Burkina Faso et de ses ressortissants dans la région de Dakhla-Oued Eddahab» dans la zone Sud du Maroc, a-t-on annoncé dernièrement de source officielle à Ouagadougou. 

Ces représentations consulaires dans les provinces sud du Royaume, constituent non seulement une reconnaissance de la marocanité du Sahara, mais sont surtout perçues par les observateurs, comme un franc défi lancé au Polisario et à son principal soutien, l’Algérie qui fait tout, pour faire perdurer ce litige territorial autour du Sahara marocain.

La plupart de ces observateurs et des analystes qui suivent de près ce dossier, s’accordent à dire que le prolongement de ce contentieux créé d’ailleurs de toutes pièces par le régime algérien à l’époque du défunt président Houari Boumediene et de la guerre froide, est voulu par certains puissants généraux de l’armée algérienne, dans la mesure où il arrange leurs intérêts personnels et leur permet de tenir encore pour longtemps les commandes de leur pays.

 

Andreï Touabovitch

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