En reprenant l’usine Dacia de Mioveni, Renault a marqué un tournant dans l’histoire de cette ville. L’environnement immédiat comme extérieur est touché par la fameuse unité de construction automobile. La ville de Mioveni était connue dans la Roumanie communiste notamment de par son industrie automobile. Celle-ci produisait déjà des Dacia, communément appelées « Papouk » ou pantoufle en français. Malheureusement, la marque avait perdu de sa notoriété si bien que ses ventes en prenaient un sérieux coup.

En rachetant ses installations industrielles en 1999, Renault apparaissait comme un rayon de soleil dans un ciel bien sombre. La firme au losange prévoyait alors de produire des voitures destinées aux marchés émergents. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas : les différents modèles de Dacia ont tellement séduit qu’ils se vendent un peu partout à l’étranger. En effet, 90 % des véhicules produits à Mioveni sont exportés. L’année dernière, cette chaîne a assemblé pas moins de 315 000 automobiles. Résultat : Dacia a engrangé 70 millions d’euros (88 millions de dollars américains) de plus-value et pèse présentement 4 % du PIB roumain.

Cette réussite lui permet de rémunérer convenablement ses ouvriers. Avec un salaire de 450 euros (565 dollars américains) le mois, l’employé le moins bien payé de Dacia touche environs deux fois plus qu’un fonctionnaire municipal.  Par ailleurs, Dacia – Renault verse 4,5 millions d’euros (5,65 millions de dollars américains) d’impôts à Mioveni. Ce qui représente les 2 tiers de ses entrées fiscales et, de ce fait, contribue énormément à son développement. Pour preuve, grâce à l’activité de l’usine, des bâtiments publics ont pu être réfectionnés et des enseignes hôtelières se sont installées. Certains des salariés arrivent même à construire leurs propres logements, une fin pour la plupart des Roumains.

 

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