Le P.M sénégalais, Ousmane Sonko explique l’approche du PASTEF au sujet de la dette publique du pays

En marge d’une conférence de presse consacrée à la coopération sénégalo-mauritanienne, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko a livré ce jeudi 8 janvier à Dakar, la capitale, un recadrage strict autour de l’approche que fait le PASTEF (parti au pouvoir depuis mars 2024) au sujet de la dette publique du Sénégal.

Ousmane Sonko a réaffirmé la position ferme de son gouvernement « de ne pas restructurer la dette nationale», soulignant que «malgré une conjoncture économique difficile, les autorités sénégalaises sont unanimes sur ce choix stratégique ».

La dette du Sénégal reste « viable, le pays réussit à honorer ses échéances depuis un an et demi sans apports extérieurs supplémentaires, en s’appuyant sur le marché financier régional », s’est réjoui le haut cadre du PASTEF.

La dette du Sénégal est estimée à l’heure actuelle à « 119% du PIB, avec un déficit budgétaire avoisinant les 13% ». Face à ces indicateurs macroéconomiques, Ousmane Sonko a fait observer que le cadre de coopération avec les partenaires internationaux doit « reposer sur des discussions partenariales équilibrées, et non sur des pressions extérieures ».

Sonko a également expliqué que son gouvernement a mis en œuvre un plan de redressement économique et social couplé à une politique de rationalisation budgétaire pour relever le défi de cette dette publique, rappelant qu’un train de réformes ayant « déjà permis de dégager 960 milliards de Francs CFA (environ 1,6 milliard de dollars) additionnels pour le budget 2026, avec une montée en puissance attendue dès 2027 ».

Andreï Touabovitch