Quelques heures après l’annonce, par la Police sud-africaine ce 16 avril, de l’interpellation de de l’influenceur béninois Kemi Seba (disposant d’un passeport diplomatique nigérien), l’ONG panafricaine qu’il préside et ses avocats ont réagi vigoureusement.
L’influenceur panafricaniste Kemi Seba est visé, depuis décembre 2025, par un «mandat d’arrêt du Bénin qui l’accuse d’avoir soutenu la tentative de coup d’Etat (de décembre 2025)». La Police sud-africaine a souligné ce 16 avril que K. Seba a «fait l’objet d’une procédure d’extradition en cours».
Son ONG baptisée « Urgences panafricanistes » (connue pour ses diatribes radicales contre la France et ses alliés africains) a dénoncé dans la soirée de ce 16 avril «une tentative de mise à mort +politique+ » de Kemi Seba par le pouvoir béninois».
«Loin de l’affaiblir, ces manœuvres ne font que renforcer la légitimité et la portée de son engagement en faveur de la justice sociale, de la souveraineté et de la dignité africaine», a opiné la même ONG.
«L’Afrique du Sud a une longue tradition d’accueil et de protection des réfugiés politiques. Elle respecte le droit. Elle ne cédera pas», s’est voulu optimiste, pour sa part, l’avocat de Kemi Seba (depuis la France), Juan Branco, sur les réseaux sociaux.
Kemi Seba dispose d’un passeport diplomatique nigérien, octroyé par le pouvoir Tiani. Le Niger, voisin du Bénin, mène une virulente politique anti-occidentale et continue d’être en froid avec le pouvoir de Cotonou autour de plusieurs enjeux diplomatiques régionaux.
