Le Premier ministre ivoirien, Robert Beugré Mambé a décliné ce lundi 22 juin, les contours d’une réforme dans la gouvernance électorale en Côte d’Ivoire, pour «prévenir les crises liées aux scrutins», et renforcer la confiance des citoyens dans les processus électoraux.
Lors d’une rencontre avec des représentants de partis politiques et des Organisations de la Société Civile (OSC), Mambé a dévoilé «l’architecture du futur dispositif électoral qui reposera sur trois structures distinctes», précisant que «le premier organe sera chargé de l’organisation matérielle des élections, le deuxième aura pour mission le recensement des suffrages et le troisième assurera la supervision ainsi que le contrôle de l’ensemble du processus électoral».
«Nous voulons que l’Ivoirien qui se rend au bureau de vote soit davantage convaincu que sa voix compte, que le candidat qui perd comprenne pourquoi il a perdu, et que celui qui gagne soit reconnu comme légitime», a expliqué le Chef de l’exécutif ivoirien avant de conclure que «nous voulons que les élections ne soient plus des moments de peur, mais des moments de choix».
Les textes légaux jetant les bases de ce prochain dispositif électoral devront être adoptés en Conseil des ministres sous la forme d’un projet de loi et devraient remplacer l’ancienne Commission électorale indépendante (CEI), ont précisé les services techniques de la Primature.
Créée en 2001, la CEI a été dissoute le 6 mai 2026 par l’exécutif ivoirien qui a promis une gouvernance «plus inclusive durant le 4è mandat» consécutif du Président ADO (Alassane Dramane Ouattara), sur 2025-2030. Depuis 2000, les scrutins en Côte d’Ivoire sont souvent émaillés de violences meurtrières récurrentes.
