Le Chef de l’Etat du Burundi, Evariste Ndayishimiye, Président en exercice de l’Union Africaine (UA), depuis février 2026, a livré ce 24 juin une lecture holistique des relations bilatérales fructueuses entre l’Afrique et la Chine, 2è puissance économique sur la planète.
«Les relations sino-africaines illustrent une coopération Sud-Sud exemplaire, fondée sur le respect mutuel, la solidarité et les bénéfices partagés», a défendu Evariste Ndayishimiye dans une longue interview accordée à l’agence de presse chinoise «Xinhua».
Infrastructures, agriculture moderne, santé, énergie, technologies numériques, commerce et investissements sont les secteurs dans lesquels se matérialise le plus la coopération pragmatique entre Pékin et l’Afrique, a souligné le dirigeant de la Région des Grands Lacs.
L’année 2026 marque le 70è anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et l’Afrique. Depuis le 1er mai 2026, Pékin applique «une politique du zéro droit de douane sur les produits en provenance de 53 pays africains» avec lesquels elle a des relations diplomatiques et reconnus par l’ONU.
Une nouvelle donne tarifaire que le Président en exercice de l’UA présente comme «le levier d’une transformation structurelle des économies africaines favorisant l’augmentation des revenus des produits d’Afrique, la création d’emplois durables pour notre jeunesse et, surtout, le développement de la transformation locale afin que la valeur ajoutée demeure sur le continent africain».
L’UA met en œuvre actuellement le deuxième plan décennal de son Agenda transformateur 2063, et la Chine est en cours d’exécution de son 15e Plan quinquennal de développement économique et social 2026-2030.
«Nos visions convergent parce que nos objectifs se rejoignent: le développement par nos propres forces, au service de nos peuples. Nous sommes convaincus que la coopération sino-africaine continuera de jouer un rôle majeur dans la transformation économique du continent», a conclu E. Ndayishimiye, soulignant que le partenariat sino-african est «tourné vers l’avenir, vers une Afrique souveraine, industrialisée et prospère, qui avance aux côtés d’une Chine grande et respectueuse».
