coree-sudLe porte-parole du bureau des procureurs du district central de Séoul a annoncé ce mardi que le parquet va convoquer l’ancienne présidente Park Geun-hye pour l’entendre en tant que suspecte dans le cadre de l’affaire de corruption qui a entraîné sa destitution.

Cette annonce intervient quelques jours après que la Cour constitutionnelle ait confirmé la destitution de Park Geun-hye.

Le parquet n’a pas encore déterminé s’il allait convoquer Park Geun-hye dans la discrétion ou l’obliger à se rendre au bureau des procureurs devant les caméras de télévision. Des échauffourées sont à craindre si les autorités tentent de se frayer un chemin par la force à travers la foule pour délivrer la convocation du parquet, des centaines de ses soutiens les plus déterminés montant la garde devant sa maison dans le sud de Séoul où Park Geun-hye s’est retirée depuis sa destitution.

L’ancienne présidente fait face à des accusations de faveurs politiques accordées aux capitaines d’industrie qui avaient payé son amie Choi Soon-sil. Alors qu’elle était encore présidente, Par Geun-hye avait refusé de répondre aux questions des enquêteurs spéciaux qui étaient chargés des investigations, en dépit de leurs demandes répétées dans ce sens. Avec la confirmation vendredi dernier de sa destitution par la Cour constitutionnelle, Park Geun-hye a perdu du même coup l’immunité présidentielle qui la protégeait d’éventuelles poursuites.

L’affaire est centrée sur Choi Soon-sil, l’amie de 40 ans de Park Geun-hye, elle-même jugée pour avoir soutiré des millions de dollars à de grands groupes industriels. Ce vaste scandale de corruption a entraîné l’héritier du premier conglomérat sud-coréen Samsung, Lee Jae-yong, placé en détention provisoire et inculpé, entre autres, pour corruption.

 

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