La Société Générale a évité de justesse un procès en justice, en parvenant à la conclusion d’un accord avec le fonds souverain libyen visant à solder un litige datant de la crise financière de 2007.

En effet, la Haute cour de justice britannique devait se pencher, dès jeudi dernier, sur l’affaire opposant la Société Générale et le fonds souverain libyen, avant que les deux protagonistes ne se mettent d’accord, rendant inutiles toutes poursuites judiciaires.

En mars 2014, la Libyan investment authority (LIA) avait transmis à la justice britannique, des documents selon lesquels la banque française aurait viré 58 millions de dollars à Walid Giahmi, un proche de Seif Al Islam, le fils du défunt dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. En contrepartie, Giahmi aurait corrompu des dignitaires du régime pour pousser le pouvoir à consommer les produits financiers de la Société Générale.

A en croire la LIA, cette banque aurait placé 2,1 milliards de dollars entre fin 2007 et mi-2009. Ces placements, vendus juste avant la crise financière, s’étaient avérés catastrophiques. Par la suite, ce dossier avait été remis à la justice à Londres, la LIA réclamant un dédommagement de 1,5 milliard de dollars.

Initialement, la Société Générale a dénoncé ces accusations «dénuées de fondement». Mais, contre toute attente, la banque a accepté ce jeudi, de payer à la Libye 963 millions d’euros (1,05 milliard de dollars), et elle a même exprimé dans un communiqué, «ses regrets quant au manque de prudence observé par certains de ses collaborateurs».

 

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