Malgré leur inquiétude, les autorités russes ont décidé de ne pas réagir au renforcement des sanctions de l’Union Européenne contre la Biélorussie, dont l’économie est fortement liée à la Russie, pour contraindre ce pays à plus de respect pour les droits de l’homme.

L’Union Européenne a en effet décidé le 23 mars dernier d’élargir la liste des citoyens et entreprises biélorusses interdits d’accès à l’Union Européenne et dont les avoirs sur son territoire doivent être gelés, les portant ainsi à 243 personnes et 32 organisations. L’Union Européenne réclame la libération des prisonniers politiques, l’arrêt de la répression politique et de la persécution des médias indépendants et des militants de la société civile. Mais ces mesures pour faire plier le président biélorusse Loukachencko, du fait des liens étroits entre son économie et l’économie russe, inquiètent les autorités de Moscou dont le représentant permanent auprès de l’Union Européenne, Vladimir Tchijov, s’est néanmoins contenté de remettre en cause le degré d’efficacité de ces sanctions économiques. Le président élu Vladimir Poutine a même qualifié le 29 février dernier le conflit entre Minsk et Bruxelles de bilatéral et déclaré qu’il ne représentait pas une menace pour l’intégration de la Biélorussie et de la Russie.

Devant la position modérée de Moscou, il semble que le pouvoir biélorusse, qui a longtemps misé sur les divergences d’intérêts entre la Russie et l’Union Européenne, doit revoir sa stratégie. De plus, selon des observateurs tels que le politologue biélorusse Alexandre Klaskouski, les biélorusses, qui ont l’impression que leurs relations commerciales avec la Russie profitent davantage à la Russie, pourraient en arriver à faire des concessions à l’Europe uniquement pour réduire leur dépendance vis-à-vis de Moscou.

 
 

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