L’opposition vénézuélienne bien décidée à maintenir la pression sur le président Nicolas Maduro, a lancé de nouveaux appels à manifester, à deux jours de la nouvelle Assemblée décidée par le chef de l’Etat, défiant ainsi l’interdiction du gouvernement.

Alors que le pays sort juste d’une grève générale de deux jours qui l’a partiellement paralysé mercredi et jeudi, le député de l’opposition, Jorge Millan a invité les Vénézuéliens à prendre d’assaut les routes principales, les avenues, et les rues du pays.

Le ministre de l’Intérieur, le général Nestor Reverol, a prévenu que les personnes qui braveraient l’interdiction du gouvernement à manifester, décidée hier jeudi, risquaient de cinq à dix ans de prison.

L’élection de la nouvelle Assemblée constituante voulue par le président Maduro doit avoir lieu ce dimanche. Celle-ci aura pour mission de réécrire la Constitution, pourrait dissoudre le Parlement pour apporter, selon le pouvoir, la paix et permettre au pays de se redresser économiquement.

Mais l’opposition voit dans cette Assemblée constituante un moyen pour le président Maduro de contourner le Parlement élu, où elle est majoritaire, d’éviter la présidentielle de fin 2018 et ainsi se cramponner au pouvoir.

De nouvelles violences ont eu lieu hier jeudi entre manifestants et forces de l’ordre. Un homme de 49 ans et un mineur de 16 ans sont morts dans ces manifestations, portant à 112 le nombre de décès depuis le début des protestations contre Nicolas Maduro début avril, selon un dernier bilan du parquet.

La tension est à son comble dans le pays. Après avoir fait état de l’arrestation et de la détention de ressortissants américains, les Etats-Unis ont ordonné aux familles des diplomates en poste au Venezuela de quitter le pays.

 

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