Les autorités vénézuéliennes poursuivent ce mardi la traque pour retrouver l’ex-capitaine de la garde nationale, Juan Carlos Caguaripano et le lieutenant Jefferson Gabriel Garcia, considérés comme les fomenteurs de l’attaque menée dimanche dernier, par une vingtaine d’hommes armés contre le fort Paramacay.

Le ministre vénézuélien de la Défense et chef des armées, le général Vladimir Padrino a qualifié les deux hommes «d’ennemis de la nation» et l’attaque d’acte «terroriste».

Le capitaine Javier Nieto Quintero, un officier entré dans la clandestinité qui dit faire partie du mouvement du capitaine Caguaripano a confié à l’Agence France Presse, que le commando qui a mené l’attaque de dimanche, a atteint son objectif de subtiliser «entre 98 et 102 fusils de calibre 156 et AK-47».

Ses membres ne seraient ni des terroristes, ni des paramilitaires, mais des mécontents de la gestion du pays par l’armée, dont «de nombreux généraux sont impliqués dans des actes de corruption et de narcotrafic».

Officiellement, l’attaque de dimanche a entraîné la mort de deux des assaillants et la blessure de trois militaires, dont un grièvement. Huit autres assaillants auraient été arrêtés et une dizaine d’autres, dont les officiers Caguaripano et Garcia, ont réussi à prendre la fuite. L’armée présente cette attaque comme tout sauf une «insurrection militaire».

Pour le pouvoir vénézuélien, l’urgence est de tenter de rassurer sur l’unité de l’armée afin d’éviter une contagion dans ses rangs, alors que le gouvernement du trublion Nicolás Maduro Moros est de plus en plus isolé sur la scène internationale en raison de la répression effrénée des manifestants.

 

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