Pour le 100ème anniversaire de la révolution de 1917, le président russe Vladimir Poutine a inauguré lundi dernier dans la capitale russe, Moscou, un mémorial national baptisé le «Mur du chagrin», en hommage aux victimes des répressions politiques.

Le Mur du Chagrin se dresse dans le centre de Moscou, sur l’avenue Sakharov, du nom du dissident soviétique, prix Nobel de la paix. C’est un haut-relief monumental en bronze, d’où se détachent des centaines de silhouettes humaines et les mots «Souviens-toi» gravés en diverses langues.

Pour son inauguration, le président russe était accompagné du patriarche Kirill. Plusieurs associations étaient également représentées dont la principale ONG de de défense des droits de l’Homme, souvent critique à l’endroit du pouvoir et la Fondation Soljenitsyne. Les participants à la cérémonie inaugurale de ce mémorial ont insisté sur la nécessité pour la société russe de se réconcilier.

Mais l’événement a également été critiqué par une quarantaine d’anciens dissidents qui ont souligné dans une lettre ouverte, le paradoxe entre le regret des victimes du régime soviétique affiché par des autorités qui, pourtant, «continuent de pratiquer la répression politique».

Une pétition a d’ailleurs été lancée pour faire libérer un historien spécialiste du goulag qui serait victime selon les dissidents, d’une manipulation policière.

Plus de 13 millions de Russes ont été tués sous le régime communiste. Les chrétiens ont particulièrement pâti de ce régime avec un nombre de martyrs tués en 70 ans en Russie plus élevé que dans le reste du monde en 2.000 ans.

 

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